Amélie Clairet, experte en personal branding, entrepreneuse plurielle et singulière
Amélie, c’est l’amie qu’on aimerait tous avoir. La nana sans chichi avec mille idées à la seconde. Dotée d’une belle énergie qui donne la furieuse envie de s’inscrire dans son sillage créatif.
Photographe, rédactrice en chef d’un magazine lifestyle, experte en image de marque et personal branding, elle cumule les casquettes et n’a que faire des esprits dubitatifs qui lui reprochent de s’éparpiller.
Une femme nature, une maman cool, une amoureuse de l’amour, Amélie se revendique fièrement plurielle. Elle s’est inventée la vie dont elle rêvait et la dévore chaque jour avec gourmandise ! Portrait.



Une enfance traversée sur la pointe des pieds
A la voir si solaire aujourd’hui, on a du mal à l’imaginer petite et plutôt effacée. Et pourtant.
Amélie passe toute son enfance en Bourgogne, élevée par deux parents bohèmes qui lui donnent le goût des autres. Un père poète à ses heures perdues, une mère professeur en lycée professionnel.
Fille unique, elle parcourt le monde avec eux ; elle évoque la Grèce, la Turquie. Pendant un mois chaque été, elle découvre d’autres cultures mais le budget est limité et ses parents n’aiment pas le luxe. Sac aux dos, ils dorment chez l’habitant pour une meilleure immersion. Des moments suspendus qui alimentent encore aujourd’hui ses envies d’ailleurs.
Ils la font également courir les musées. La petite fille se passionne pour Delacroix, chef de file du romantisme et grande figure de l’orientalisme du XIXe siècle, grand spécialiste du clair-obscur. Elle s’abîme dans l’observation de tous ces détails, peine à croire qu’il s’agit d’un tableau tant les précisions laisseraient supposer une photographie.
Amélie garde aussi le souvenir de grands moments d’ennui.
Parce qu’à la maison, l’ambiance n’est pas toujours joyeuse. Son père est un grand mélancolique, un brin écorché vif. Doué, il dessine, peint, vend même quelques figurines en bois sur les marchés de Noël. C’est un taiseux avec une grande part d’ombre qui préfère prendre la plume plutôt que parler à sa fille. Quant à sa mère, elle s’implique corps et âme dans son métier. Devient la maman de substitution de bien des enfants.


Une adolescence libre et déjà engagée
Ses parents la laissent mener sa vie et une grande liberté de mouvement dont Amélie profite intensément.
Elle me parle de cabanes dans les bois, de grandes virées à vélo avec les copains du quartier. La petite fille s’affirme un peu plus même si elle souffre de cette image de bonne élève qui lui colle à la peau. Un cliché dont elle coche toutes les cases : elle passe son temps à lire, joue du violon, collectionne les bonnes notes.
Elle me confesse d’ailleurs en riant avoir parfois raté sciemment certains contrôles pour plaire aux bad-boys du fond de la classe. Je découvre une Amélie toute en contrastes : à la fois réservée mais extravertie, aimant être entourée mais adorant le silence.
Des traits de caractère restent néanmoins immuables.
Comme sa révolte face à l’injustice. Collégienne, régulièrement élue déléguée, elle n’hésite pas à pousser la porte du proviseur quand un professeur lève la main sur un élève.
Ou encore ce goût d’entreprendre bien illustré par cette association loi 1901 qu’elle crée avec sa bande de copains : les Z’Actifs du sud – un clin d’œil au fait qu’ils viennent tous du sud de Paray-le-Monial. Chaque année, ils organisent deux soirs de représentations, proposant chant, danse, théâtre et humour. Chacun peut alors mettre son talent à profit, les bénéfices sont ensuite reversés à une association caritative. Amélie en garde de très bons souvenirs et l’agréable sensation du travail accompli.



Une passion pour l’infiniment petit
A 15 ans, elle dessine, écrit de courtes nouvelles fantastiques ou de petites BD, reste volontiers à l’intérieur quand sa mère rêverait qu’elle sorte au jardin. Et pourtant.
Elle caresse un temps l’idée d’être apicultrice ou vétérinaire. Elle évoque en souriant l’envie de devenir cet archétype de la femme d’affaires, avec son attaché-case, dont on aperçoit la paire de jambes fuselées dans le générique de la série américaine, les Dessous de Palm Beach.
Passionnée par le vivant et par le corps humain, cette belle machinerie bien huilée, Amélie entame des études de biologie. A la fin de son master, elle n’envisage pas de faire de la recherche et enchaîne donc sur un DESS en communication, ouvert aux profils scientifiques.
Pendant douze ans, elle travaille dans de grands groupes pharmaceutiques, sur des postes à hautes responsabilités qui la font voyager un peu partout et notamment aux Etats-Unis, pour son plus grand plaisir.
L’amour du Beau et les vertus de l’échec
En 2015, en parallèle de son poste de cadre, elle se lance dans la photographie. Elle crée Eilean & Jules Photographie, en choisissant les seconds prénoms de ses deux enfants. Un “nom de scène” qu’elle change en 2025 au profit d’Audace Studio pour acter son changement de positionnement désormais plus axé sur le personal branding.
Photographe des moments suspendus
Pendant trois ans, Amélie mène de front ses deux carrières. En 2018, alors en plein questionnement, elle lit Les vertus de l’échec de Charles Pépin. C’est une révélation. Ce livre agit comme un déclencheur. Elle décide de suivre son instinct et de se consacrer pleinement à la photographie.
Jeune maman, elle privilégie alors les photos de famille, les mariages, les EVJF. Son hypersensibilité lui offre sa signature artistique sur un plateau. Amélie n’a pas son pareil pour comprendre ses semblables et capter par ses clichés la force d’un lien exprimé le temps d’une fraction de seconde.
Toujours avide d’apprendre, elle aime s’inspirer de mentors qui la galvanisent. Quand je lui demande de m’en citer quelques-uns, elle évoque bien entendu Charles Pépin mais aussi Lyvia Cairo (du temps où celle-ci exerçait comme coach business) ou Sophie Chague.
Se bâtir la vie dont on rêve, étape par étape
Amélieest une “teste-tout” qui ne souhaite pas s’embarrasser de regrets. Alors elle tente de faire éclore les projets qui l’animent.
Etape 1 : créer son magazine, Il était une fois dans l’ouest
Amélie n’aime rien tant que dénicher les belles adresses et mettre en lumière les talents du coin de la rue.
Installée dans l’ouest lyonnais, la trentenaire ne trouve pas le magazine répondant à ses aspirations. N’écoutant que son envie, elle décide alors en 2016 de le lancer elle-même sans réelle expérience éditoriale mais avec une volonté farouche de faire la part belle aux artisans, commerçants et entrepreneurs du territoire.
Forte de son expertise en communication, toute seule, elle va imaginer la maquette, les rubriques et la couverture. Le magazine rencontre immédiatement son public. En 2018, elle fait la connaissance de la directrice artistique Charline Bourbon, fondatrice de la Buissonnière. De ce coup de foudre amical naîtra une nouvelle maquette graphique, qui confère à la revue toute sa singularité.
A l’automne 2024, il connait un nouvel élan avec une maquette et des rubriques repensées et une diffusion élargie à 10 000 exemplaires. Au fil des ans, le petit magazine artisanal des débuts a évolué mais conserve son ton résolument positif et connivent avec cette même volonté de faire de beaux portraits incarnés. Aujourd’hui, la rédaction – dont j’ai la chance de faire partie – compte cinq personnes. Cinq femmes passionnées bien décidées à donner envie à leurs lecteurs de consommer beau, bon et local !
Etape 2 : imaginer des expositions PluriElles et Audacieuses
2018 fut définitivement une année charnière pour Amélie. En tant que photographe, elle franchit une nouvelle étape en élaborant sa première exposition photo à Dardilly, intitulée « PluriElles ». Son idée ? Changer le regard qu’on pose sur les femmes. Au travers de ses clichés, elle veut montrer la beauté féminine dans toute sa diversité, avec ses différences et ses singularités. Le résultat : 50 femmes – 50 portraits – 50 citations inspirantes.
En septembre dernier, elle récidive et expose pendant un mois à la librairie à Soi.e ses 40 Audacieuses, soigneusement sélectionnées dont la douce Manila des Ptits bonheurs de Mani à qui j’avais consacré un précédent portrait. Des femmes entrepreneures inspirantes qui, comme Amélie, se sont créées une vie sur mesure.
Persuadée que l’union fait la force, la photographe souhaite créer des communautés et donner envie aux femmes d’oser et de rêver.
Réussir seule n’a aucune saveur !
Etape 3, imaginer un évènement placé sous le signe de l’audace au féminin
Le 20 février prochain, à la Passerelle de Lentilly, Amélie nous réserve une soirée inspirante et forte en émotions. Son nom ? Audace Stories. Tout est encore en cours de préparation mais le concept est déjà bien réfléchi. Dix femmes prendront tour à tour la parole lors de mini-conférences suivies de tables rondes et d’un cocktail networking. Dix Lyonnaises inspirantes qui viendront nous livrer sans fard leurs parcours et leurs astuces pour réussir. Stay tuned pour en savoir plus !
Imaginer l’avenir sereinement
Aujourd’hui, Amélie est heureuse de pouvoir mener la vie dont elle rêvait avec des activités diverses et variées qui la font vibrer.
Dernière actualité en date : son calendrier de l’après intitulé “The Good Vibe”. Un programme d’un mois pendant lequel Amélie vous distillera astuces et exercices pratiques pour votre stratégie de communication. Un objectif ? “Démarrer 2025 avec énergie et enthousiasme”.
Pour l’année qui vient, elle compte bien continuer à faire grandir son magazine, explore la possibilité de créer un podcast pour prolonger le plaisir de l’interview et proposer une expérience encore plus immersive à ses lecteurs.
Côté photo, elle assume désormais pleinement son positionnement “personal branding” et devrait continuer de proposer des formats comme Rise&Shine.
Autre corde à son arc, Amélie est, depuis quelques semaines seulement, la ghostwriter d’une célèbre Chamane.
Les planètes se sont alignées. A ses enfants, aujourd’hui adolescents, elle peut montrer que tout est possible et c’est une réelle fierté !

« Pour être une maman bien dans ses baskets, j’ai besoin d’être une femme épanouie »
Rendez-vous le 4 mars 2026 pour la deuxième édition de son Audace Stories dans l’écrin de l’Atrium à Tassin.


